Chroniques disques
“I Have Dreamed Of : Imperfect Melodies” :
"The Frenchy I am talking about is a portly guy who manages to take self loathing and turn it into stellar music that is just what you need. This combination of folk and electronica is un beatable. Its all about the way Jerome (the one man army that is Pocket Bastard) has melded the two vastly different genres that makes this music so strong. In what is becoming a vibrant genre, I can’t see any reason why Pocket Bastard can’t be loved by all. He joins a range of artists doing amazing work towards making electronica not just about always being on pingers or talking in sleazy voices about your even sleazier sex life. I’ll toast to that.”
http://www.damninjas.com/Archives/May.html
Mai 2006
“I Hate Myself but I Don't Want to Die”:
« Pop (x24), je n’y connais strictement rien en pop et je crois que c’est en partie parce que je ne supporte pas ça. Plus depuis Nirvana en tout cas. Savez-vous qu’il y aurait des messages cachés dans certains titres de Kurt Kobain ?
Notre bâtard de poche, lui, a décidé de vivre, de composer et d’interpréter tout seul dans son coin des petits tubes d’électro-pop plutôt bien branlés, entraînants, avec des paroles de smart-ass qui a étudié l’anglais en profondeur à la fac et qui ne me disent absolument rien, si ce n’est que décidément, la pop ne me fait rien et sa dérivée électro encore moins. De ces chansons de bon ton à voix émasculée, il y en a 7 sur les 11 pistes. Avec un interlude hxc – en 2, qui te ferait un instant espérer que le disque puisse partir dans tous les sens, mais non -, une reprise exaspérante de Where The Streets Have No Name de U2 (des irlandais), une piste de silence en 11 et un instrumental interminable (c’est ça Air ?) des plus pénibles en 12, je pense que le compte est bon. Le mien l’est en tout cas et depuis longtemps.
I Hate Myself But I Don’t Want To Die est le quatrième cdr de la série des Polaroïds de chez Angry Ballerina et de loin celui qui m’a le moins surpris – et le moins plu – depuis le début. »
www.nextclues.com
Avril 2008
« Bizarre bizarre vous avez dit bizarre... POCKET BASTARD n'est en fait qu'un seul homme, un ancien EREVAN, un membre de THE PANTHER PARTY que nous avions découvert sur un split avec STETSON rappelez-vous. Et bien voilà donc un jeune homme plutôt créatif mêlant un monde pop léger ou un poil hirsute avec des passages électronica légers comme l'air, soyeux et généreux... L'alternance est sympa même si je n'écouterais pas ça tous les jours, la faute à des stéréotypes musicaux personnels bien connus. " A new kind of war ", " I hate myself but I don't want to die " sont les deux morceaux que je retiendrais... A noter aussi un court intermède de folie, braillard à souhait dont on se demande encore ce qu'il fait là, une sorte de passage sournois de légende qui ne sert à rien si ce n'est assumer ses différences vis à vis du reste calme et tranquille, calme et tranquille... Il se passe décidément des choses bizarres à Saint Etienne, on expérimente, on brave les interdits !»
http://cafzic.oldiblog.com
Mai 2008
A New Kind Of War. Mazette, quel tube. Tu sais pas d’où ça vient, tu sais pas où ça va t’emmener, mais tu t’en fous, t’as déjà ton ticket en main. L’éclectisme de ce projet fait plaisir à voir. Electro, folk, pop, post-rock, punk foutraque. Le gars Jé se fait plaisir, son disque pue la sincérité, l’intelligence et la subtilité. Les influences sont vraiment finement digérées, pis le clin d’œil à NIRVANA ne t’aura pas échappé (autre tube, tiens… « Did everyone forget Judas Priest ? »). Ca m’a fait penser à ce que DR GEO tente de faire dans son coin (ou en duo avec ORANGE BROWN, le côté 70’s en moins). D’ailleurs, j’organiserais bien une rencontre, juste pour voir ce que ça donnerait. On s’attache à ce disque au fil des écoutes jusqu’à ne plus pouvoir s’en séparer. J’en suis le premier étonné, je ne m’attendais pas à ça. Reprise aux petits oignons du Where The Streets Have No Name de U2 (qui n’arrive tout de même pas à la cheville de la version donnée par Vanessa Carlton sur son deuxième album, faut pas déconner). FAVE.
http://pretentiousasshole.blogspot.com
Mai 2008
Chroniques live :
08/02/08 @ L’Assommoir (St Etienne) – Raymonde Howard – Pocket Bastard – Agathe Max - Dededeluluxe
[…]Pocket Bastard arrive après dededeluluxe. Et c’est sans commune mesure le meilleur truc du soir, peut être parce que c’est le plus accessible musicalement. Une electro pop bien ficelée et loin de tous clichés. C’est encore un peu trop larmoyant mais les tubes s’enchaînent. Les beats sont efficace, les différentes couches de guitare qui se superposent sont bien senti. La voix est aussi au poil, parfois un peu fragile, parfois plus affirmé. Le set se finit sur une excellente reprise de U2 (Where the Street has no name ?). Enfin je crois car la réinterprétation, façon boîte de nuit avec gros beat techno et la mélodie rendaient la chanson quasi méconnaissable. Moment bien classe et hommage à ce groupe qui est peut être parfois trop radio Fm mais qui 90% du temps est irréprochable. Après réflexion, je ne suis même pas sûr que cela soit une reprise de U2 qui a été faite. […]
Webzine la Quatrième Equipe (http://www.webzinemaker.com/thibaut/ )
11/02/08
Live Report de Thierry Toulon sur www.sainte-underground.org
« Vendredi soir, le meilleur concert du monde avait lieu à l'Assommoir. En plus il y a dix ans je crois bien que je n'aurais pas aimé cette soirée.
Alors quoi, qu'est-ce qu'il y avait de spécial ? Raymonde Howard et Pocket Bastard, on les connait, on les a vu cinquante fois en concert sous une forme ou une autre. Elle, lunaire, le regard fuyant, la mèche tombante, le cri perçant, la ligne vocale scandée, la guitare rèche et répétitive, lui, son jeu de guitare éblouissant, son obsession du refrain, ce corps qu'il a encore du mal à habiter et sa voix barbue.
Qu'est-ce qu'il a bien pu leur passer par la tête de faire un projet solo? frustration musicale? prétention? besoin de liberté? fascination (in)avouée pour les bricoloslow-fifolkeux américains? Ouais peut être, en tous cas cela a bien du me traverser l'esprit depuis un an. Pourtant, après ce que j'ai vu vendredi, non, définitivement non.
Tout ici était de question de danger et de sincérité, le fond en adéquation avec la forme, le Graal de toutes formes d'art. Le truc que certains groupes de rock arrivent à trouver le temps d'un morceau, d'un concert, d'un album ou de deux avant que la magie ne se transforme en formule.
Danger, oui, bien sur, pas de filets, pas les autres derrière qui se cacher, pas le volume sonore et la disto qui recouvrent les imperfections. Danger aussi, car à Saint Etienne, rarement l'ambition musicale n'a semblé être autant centrée sur le texte. Des textes ciselés en anglais mais étrangement accessibles dans la plupart des cas au moindre anglophile débutant. Des mots qui n'étaient pas avalés ou criés, qui ne semblaient pas sortir d'un dictionnaire.
Nous y voilà, face à la jeune femme pendant 35 minutes. Rassurez-vous, elle est toujours aussi fâchée avec la technique, surtout avec cette diablerie (le mot est de mon voisin de gauche) qui permet d'empiler les couches de guitare et qu'elle utilise pour la première fois. Une première chanson à l'orgue où elle est profil, la voix ferme et décidée. Une petite dizaine suive, la crudité du propos dérange les mâles de l'assemblée, la crudité du propos du rock féminin, dernière digue à sauter dans le rock et qui nous donne l'impression à nous garçons de ne pas être à notre place, qui nous oblige à regarder l'autre versant de amour, de la sexualité, de la vie. Cette phrase répétée pendant trente secondes où il y a cocks et suicide, pourquoi faire durer le morceau plus longtemps, il n'y a personne pour dire "et si on mettait un refrain", "j'ai une idée de breack", tout est dit en trente secondes, et si la musique est au service du texte il n'y avait surtout rien à ajouter.
Lorsque le concert s'arrête et que les mots résonnent/raisonnent encore, l'expérience a été suffisament dure, en tous cas pour les garçons, et on ne se regarde pas tout à fait pareil en allant fumer une cigarette. Elle non plus on ne la regardera plus tout à fait pareil. Le "on" est masculin car les filles, elles, savaient déjà.
Désolé Dédédeluxe, ce soir je ne faisais pas partie de tes fans, trop proche de Jokari.............
Arrive l'autre, Pocket bastard, il gardera la capuche pendant le concert, du coup ce n'est pas tout à fait le même que dans ses groupes et puis il y aura quelque chose qui restera un peu caché.
Il a toujours eu cette volonté farouche de mise à nu dans la musique, déjà il y a 13 ans, Burn on ice, déjà en anglais, puis Erevan, le français pour que le public comprenne mais finalement le propos sibyllin ou général et beaucoup de choses restèrent cachées ou banales. Enfin, l'autre soir, ces morceaux pensés seul, cet anglais bien prononcé ( je ne parle pas de l'accent mais de notre facile accès sa compréhension), et à nouveau les textes simples, où il parle de lui, du coup un peu de nous, de ce monde que l'on n'arrive plus à penser, de notre impossibilité à concilier ce que nous sommes et ce que nous voudrions être. A nouveau, le choix musical évident par rapport au texte, personne pour dire que le reggae c'est défendu, que les coeurs ça fait trop Arcade fire, et chaque morceau est parfait parce que le texte est au centre, encore le fond et la forme. Nous, les garçons, on est plus rassuré, le propos nous ressemble, les filles ne sont pas inquètes, elles savent déjà depuis bien longtemps que l'on pense comme cela, et tout le monde sourit, lui aussi.
Ce concert leur ressemblait drolement à tous les deux. »
16/10/08@ Le Triomphe (St Etienne) - Arpad Flynn - French Cowboy – Pocket Bastard
"Décollage en douceur avec Pocket Bastard secondé d'un compère aussi guitariste. Les deux acolytes décontractés mais non pas moins exigeants avec leur musique bien léchée, nous emmènent dans un voyage en première classe tellement intimiste (peut-être un peu grâce au lieu) que l'on se croirait à bord d'un sofa voguant entre des nuages de cotons.
Soutenu électroniquement par des nappes de synthé, guitare basse rondouillarde, et beats de batterie (quoique un peu trop artificiels et tranchants à mon goût pour ces derniers mais n'altérant pas la douceur de l'ensemble), le duo diffuse un son électro-pop-rock chaleureux. La puissante voix du chanteur tantôt douce, tantôt aiguë, tantôt rauque et nasillarde nous rappelle parfois (ainsi que quelques riffs) les Smashing Pumpkins.
Pocket n'a pas peur de s'octroyer une petite pause avec une ballade en solo armé uniquement d'un petit clavier électronique couplé à un mini VAIO et nous lancer " Ça ne vous dérange pas si je consulte mes mails ?" avant de chanter. De retour à la guitare avec son collègue, les "bâtards" nous livrent une fin de set allant crescendo rock et nous glissent une petite reprise de U2, "Where the streets have no name", sortie de nulle part. Atterrissage, lumière et première entracte. Il ne manque que le passage d'un panier ambulant distribuant bonbons, esquimaux glacés et pop-corn pour s'y croire vraiment."
Trouvée sur le webzine http://www.froggydelight.com
23/10/08@Le Fil (St Etienne) – Why ? – Son Lux – Pocket Bastard
"Le premier groupe, Pocket Bastard, arrive sur scène. Cette formation composée de deux membres (pour ce soir-là), nous suggère quelques morceaux dont les paroles sont rédigées en anglais, soutenues par des mélodies simples mais très agréables. L'aura est bonne, et je trouve leur petit jeu de scène très drôle. Le chanteur s'adresse au public, prend à partie son acolyte, le charrie et, le manque de répartie ainsi que la nonchalance du "souffre-douleur" apportent un côté comique et convivial réussi à leur tour de chant! Musicalement, Pocket Bastard oscille entre punk et électro. Mais c'est pas tout! Car le point commun entre les groupes proposés ce soir-ci (hihi!) est bien la tentation de créer de nouvelles sonorités, d'explorer de nouveaux univers musicaux, d'éventrer leurs instruments pour en exploiter toutes les capacités! Concernant ce duo-là, c'est assez réussi et l'on se laisse volontiers glisser dans leur faille musico-spatio-temporelle!"
Trouvée sur le webzine http://www.froggydelight.com
Live Report de Thierry Toulon sur www.sainte-underground.org
21 h 10: les deux gamins de 12 ans montent sur scène, c'était hier qu'ils voyaient leur premier concert de Fucking JO et cela fait 16 ans que leurs trajectoires se croisent sans s'enlacer (excusez-moi pour le terme mais il y avait un vrai coté gay friendly pas désagréable dans leur jeu de scène).
Dès le premier morceau, il y eut comme une évidence, ces deux-là étaient faits pour caresser leur guitare ensemble sur de la pop à maturation lente qui parle de filles, de poids, de doutes, de chansons hippy qui ont trop la classe. Maturation lente, parce qu'ils savent parfaitement où ils en sont et quel chemin musical les amené là, et on trouve dans cette musique faussement naïve, toutes les strates cachées ou bien en avant de leur évolution personnelle.
Il y avait un côté générique d'"amicalement votre" à voir sur cette même scène le rouquin aux cheveux filasses (signe qu'on ne lui la fera plus?) avec (encore) une nouvelle guitare, très à son aise dans son rôle de second, apaisé de n'avoir pas la pression de la seule guitare, du chant, des paroles et à côté de lui le bâtard de poche de plus en plus sûr de lui.
Générique de la série forcément, côte à côte le mec qui n'a jamais été foutu de dire du mal de quelqu'un, de se brouiller ou de défendre bec et ongles une position autre que musicale et le gars qui n'a jamais réussi à garder ses avis pour lui, à prendre des gants avec les opinions des autres. Au chant, le gars qui ne buvait que du coca et adorait ferrailler, argumenter, se brouiller, aux choeurs, le mec qui ne buvait que de la bière et qui n'a jamais réussi à se fâcher avec quiconque l'accompagnant dans un bar. Quand je les ai vu tous les deux sur scène, je me suis dit que oui, depuis 2/3 années, l'un avait mis de la bière dans son coca et l'autre fait l'inverse et que cela leur allait bien à tous les deux.
Je sais, tout le monde s'en branle, et le concert! C'était très agréable, pensé, le travail à deux mettait vraiment en valeur les compositions. Et puis, oui, vrai concert, une grosse dizaine de morceaux, variés comme si Pocket bastard avait déjà un répertoire. Super son, de la présence, un vrai bon moment de musique stéphanoise (dans les strates dont je parlais tout à l'heure il y avait aussi ça bien sûr!)
